teinture vegetales (2)
Quelques plantes utiles pour la teinture…
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Produit végétal |
Mordant |
Couleur |
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Feuilles d’eucalyptus (gomme bleue) |
alun |
jaune |
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Feuilles d’eucalyptus (gomme bleue) |
écorce de gommier & sulfate de cuivre |
vert/marron |
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Peaux de grenadille (passiflore) |
alun ou chrome |
marron |
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Oignons (pelures extérieures marrons) |
alun ou tartre |
jaune |
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Coquilles de noix (fraîches ou sèches) |
aucun |
marron foncé |
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Indigo (légumineuse) |
aucun |
bleu foncé |
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Peaux de graines de soja noir |
aucun |
violet-marron |
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Graines de soja noir |
eau ferrugineuse |
gris argent |
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Peaux de cacahuètes rouges |
écorce de gommier & sulfate de cuivre |
rouge/marron |
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Peaux de mangues et graines |
écorce de gommier & alun |
jaune |
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Peaux de mangues et graines |
écorce de gommier & sulfate de cuivre |
marron/orange |
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Peaux de maïs (variétés à |
aucun |
violet |
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Sorgho rouge (base des feuilles |
jus de citron et cendres de légumes |
rouge |
ici : faire soi même
tableau des plantes qui teignent
tableau récupéré ici : les fils du temps
j'espère ne pas chagriner la personne qui l'a publié mais j'ai peur de perdre le lien !
PRODUITS DE TEINTURE
Voici ici, la liste des diverses plantes et insectes tinctoriaux : Ils sont classés par ordre alphabétique et vous indiquent la partie à récolter pour obtenir un bain de teinture, l'histoire de la plante et son utilisation en tant que teinture :
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AIGREMOINE |
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L'aigremoine eupatoire est une plante riche en tanins. On peut donc l'utiliser pour obtenir des jaunes roux mais également des bruns très foncés ou des verts mousse en ajoutant des sulfates de fer ou de cuivre à la fin du bain. |
jaune vert brun |
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AIRELLES |
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Arbrisseaux de montagne et de forêts en milieu tempéré. De la famille des Ericacées. Les baies fournissent un jus très coloré qui teint difficilement. Les gaulois étaient spécialistes pour teindre à partir de baies. Les baies contiennent des colorants anthocyanes qui donnent de très belles couleurs vives mais résistent peu au soleil et virent souvent sous l'action du savon (attention, donc au changement de pH!!) |
rose à violet |
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AMANDES |
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La coque de l'amande (partie charnue et veloutée verte) ressemble beaucoup pour le teinturier au brou de la noix. il permet d'obtenir de délicats verts tendres. On sait que l'utilisation de ce colorant est très ancienne et il semble que les hébreux l'utilisaient abondamment. La couleur obtenue, si elle est assez pâle, est en fait très solide, elle aurait même tendance, d'après nos observations, à foncer au cours du temps. |
vert céladon |
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ANTHEMIS |
L'Anthemis tinctoria est parfois appelée la camomille des teinturiers. Petite fleur jaune, elle se cultive facilement et permet d'obtenir de jolis jaunes solides. Elle fut longtemps cultivée et demeure endémique à l'état sauvage. Si vous en trouvez, laissez là donc sur le bord du chemin et tâchez plutôt de la cultiver ou bien achetez là auprès de magasins spécialisés en produits de teinture ou chez les herboristes. |
jaunes |
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ARTICHAUT |
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L'artichaut est une plante tinctoriale...il faut plutôt utiliser ces feuilles qui donnent de jolis jaunes clairs sur la laine...certains prétendent qu'on peut obtenir d'autres couleurs ainsi que le fameux topinambour qui donnerait une fécule bleue...mystère! Nous n'avons pas encore essayé. |
jaune clair |
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AULNE |
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L'aulne est une source de couleurs variées qui se marient très bien ensemble...Avis aux amateurs de couleurs automnales: les feuilles donnent un jaune foin, les cônes des bruns riches qui tournent vers le kaki et l'écorce donne des marrons ou des noirs avec du fer ainsi qu' un superbe noisette si l'écorce est laissée à fermenter dans un baquet d'eau croupie : l'eau prend alors une superbe couleur orange vif en quelques semaines et lorsqu'une pellicule cuivrée apparaît à la surface, il suffit de laisser la laine tremper dans le baquet pour qu'elle prenne des tons noisette variés et saturés en fonction de la durée. |
jaune, kaki, marron, noisette |
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BOIS DE CAMPECHE |
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Le bois de campêche a connu un grand succès à partir du XVIIe siècle car il fournit des couleurs rares (bleu, violet, noir...) mais son emploi reste difficile pour obtenir des couleurs solides. Il faut donc privilégier un bon mordançage. |
pourpre, bleu et noir |
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BOULEAU BLANC |
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Les feuilles de bouleau (surtout les fraîches au printemps) donnent de très beaux jaunes poussin solides. L'écorce de bouleau (pas la pellicule blanche mais l'écorce brune) donne des très beaux caramels ou bruns. Dambourney, savant du XIXe siècle, qui a obtenu plus de 500 nuances avec des fleurs et plantes communes conseillent souvent d'utiliser un bain de bouleau pour fixer avant la teinture définitive une couleur fragile. Seulement, il faut se méfier des effets de ce bain qui risque d'altérer la couleur définitive. |
jaune brun |
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BOURDAINE |
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L'écorce et les baies de bourdaine sont, selon Dambourney, de très bons fournisseurs de couleurs rares (brun cannelle, vert, bleu, prune...) mais nous n'avons pu encore expérimenté cette plante car elle est difficile à trouver dans l'Est de la France... |
brun, bleu, vert... |
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CACHOU |
Le cachou constitue une bonne matière colorante qui fournit de beaux roux et bruns. le seul problème est la difficulté à dissoudre la matière dans un bain...il faut insister pour transformer la pâte collante en un bain homogène... |
marron |
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CARDON |
Les feuilles de ce légume ancien injustement délaissé donnent très facilement du jaune, comme bon nombre de plantes...Le cardon a le mérite de teindre très facilement sur des laines peu mordancées. |
jaune |
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CARTHAME |
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Les ligules du sommet de la fleur donnent des jaunes orangés mais il faut plutôt les faire tremper dans l'eau pour éliminer ces colorants jaunes instables puis teindre avec la masse séchée de ligules en milieu basique (pensez à utiliser les cristaux de soude St Marc) et vous obtiendrez les délicates (mais fragiles !) nuances des roses et cerise utilisées par les tisserands coptes de l'Antiquité. |
jaune mais aussi rose, rouge pâle, cerise, groseille... |
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CHENE |
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Si les feuilles du chêne donnent un beige assez sale, l'écorce est une des sources végétales les plus connues pour le tanin et donnent donc de belles couleurs tannées qui virent vers un noir bleuté corbeau en présence de sels de fer. |
beige à noir |
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COCHENILLE |
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La cochenille est utilisée depuis l'époque antique pour obtenir des beaux rouge et violets. Cette teinture est déjà utilisée chez les Hébreux et est utilisée pour les tissus de luxe avec la pourpre. La cochenille est la femelle d'un petit insecte : on peut utiliser différentes cochenilles mais la plus courante est la cochenille d'Amérique (Coccus Cacti). On la trouve dans le commerce sous forme d'insectes séchés ou en poudre (le carmin des peintres et des pâtissiers). La cochenille est utilisée encore comme colorant alimentaire sous le nom de E120. |
rouge rose, pourpre rouge, pourpre bleu, rouge vif |
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CURCUMA |
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La racine de curcuma, qui rentre dans la composition du curry, est utilisée sous forme de poudre jaune vif. Son utilisation en teinture est très ancienne surtout en Inde où il confère une protection au tissu teint avec ce colorant. Les couleurs obtenues sont dans la gamme du jaune vif ou vert et ocre avec l'utilisation de sels de cuivre ou de fer. L'usage d'un mordançage est superflu. La couleur prend bien sur tous types de matières (coton, lin, chanvre...) mais la couleur est instable et vire au rouge en pH basique. |
jaune-vert-brun |
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DALHIA |
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Bon nombre de fleurs du jardin permettent de teindre, en particulier, les zinnias, cosmos ou encore les dahlias. Privilégiez les fleurs aux teintes les plus foncées et vous obtiendrez des tons grenat. |
rouge grenat, rose, orange |
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ERABLE |
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Les feuilles d'érable, comme beaucoup de feuilles d'arbre, teignent en jaune. |
jaune |
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FIGUIER |
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Les feuilles de figuier teignent dans des tons raffinés de jaune poussin...Elles ont en plus l'avantage de répandre lors de la cuisson un doux parfum de figues qui rappelle l'odeur enivrante des confitures... |
jaune poussin |
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FOUGERE |
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Les fougères sont , paraît-il, utilisables pour obtenir des verts foncés. Nous n'avons obtenu que des verts tendres avec les frondes de fougère (les crosses de Saint-Jean). La couleur est cependant solide. |
vert |
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GARANCE |
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Plante rubiacée, aux fleurs vert jaune, dont le rhizome fournit un colorant rouge. On la remplace aujourd'hui par l'alizarine de synthèse. Elle est l'une des plus anciennes plantes tinctoriales et fut cultivée dans ce but jusqu'au début du XXe siècle. La racine fournit un rouge orangé qui peut tirer sur un rouge franc avec divers mordants ou vers le brique si le bain est en ébullition. |
rouge orange, oranges |
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GAUDE |
La gaude est une des plus anciennes sources de jaune car la couleur obtenue est très stable contrairement à la masse des jaunes obtenues par des plantes courantes. Cette plante est protégée aussi il faut utiliser la gaude vendue par les spécialistes en colorants ou chez les herboristes. La plante est également facile à réussir en culture et est une jolie plante décorative. On trouve maintenant sa semence chez de nombreux grainetiers spécialisées en plantes rares |
jaune |
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GENET |
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Le genêt passe pour être une ancienne plante tinctoriale utilisée dès l'Antiquité. Si le genêt à balais donne des jaunes et même des verts (le vert de la tapisserie de Bayeux passe pour être un vert tiré du genêt), il existe une autre espèce de genêt, le genêt des teinturiers, aux fleurs plus petites qui donne un superbe jaune d'or sur la laine. |
jaunes et vert |
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GENEVRIER |
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Le genévrier permet d'obtenir des tons abricot sur la laine. Si l'on croit Pline l'Ancien, les gaulois utilisaient les baies de genièvre pour obtenir du vert. Malgré plusieurs essais, nous n'avons obtenu que des verts pâles et la laine ressort comme "cireuse" et grasse. La confusion entre différents types de baies est envisageable; dans ce cas, Pline l'Ancien aurait pu confondre genièvres et baies de nerprun qui donnent facilement un joli vert printemps. |
abricot, vert (?) |
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HENNE |
Le Henné est utilisé en Afrique du Nord pour le maquillage mais également pour la teinture de la laine. les feuilles teignent en orange vif et peuvent même donner un rouge ou un marron suivant la quantité et le temps d'ébullition. |
orange marron |
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INDIGO |
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Matière colorante bleue, provenant des feuilles de l'Indigotier. Cette teinture a une particularité : la coloration de la fibre se fait non par imprégnation mais lors de la sortie, par oxydation avec l'air. L'indigo se réduit en corps invisible et reprend sa forme bleue lors de l'oxydation. |
bleus |
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LICHENS |
Les lichens teignent non seulement par bains d'ébullition (teintes vertes, jaunes...) mais également par fermentation dans un bain d'ammoniaque (l'utilisation d'urine conservée dans des bocaux hermétiques est particulièrement efficace mais aussi nécessaire pour ne pas indisposer les gens autour de vous...l'utilisation d'un masque et de gants est tout particulièrement conseillée, mais jusqu'où la passion peut-elle nous entraîner...? Pensez à organiser des soirées entre amis pour récolter le volume nécessaire...à ce propos, les traités anciens prohibent l'urine féminine, trop pauvre en ammoniaque...). Les lichens, connus alors sous le nom d'orseille, donnent des couleurs variées en fonction des espèces de lichens nombreuses. |
verts pâles, oranges, rouges, violets... |
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MELEZE |
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Le mélèze, comme le chêne ou d'autres arbres, concentre beaucoup de tanins. Les rameaux de l'arbre ou encore les cônes permettent d'obtenir des beiges et des bruns clairs qui foncent et tirent vers le gris foncé avec du sulfate de fer. |
beige, brun, gris foncé |
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MILLEPERTUIS |
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Si la plante entière teint en jaune ou roux, les fleurs concentrent plus de colorant. Dans un bain classique elles peuvent donner des nuances très délicates de roux orangé. Les fleurs infusées dans un bain alcoolisé rendent un colorant rouge, connu sous le nom populaire de sang de Saint Jean, qui en chauffant et en s'oxydant transmet à la laine une superbe nuance de vert printemps assez stable et très lumineuse. |
jaune roux, vert |
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NERPRUN |
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Les baies de nerprun sont à faire fermenter pour obtenir un jus foncé qui vire au vert en quelque temps. On obtient alors des jolis jaune vert. la baie, lorsqu'elle est encore verte donne de très beaux jaunes. Elles étaient connues sous le nom de graines de Perse ou graines d'Avignon autrefois. Dambourney, au XIXe siècle a réussi de très beaux verts avec la nerprun...il les a joliment baptisés Vert de chine, vert de pré, vert perroquet et vert colvert (bonne chance à ceux qui désireraient obtenir cette nuance, vous n'êtes pas au bout de vos peines...les baies sont difficiles à cueillir, il faut les trier car certaines sont trop immatures pour ne pas "jaunir" le bain, la quantité à récolter est impressionnante et le jus en fermentant dégage une odeur forte qu'on pourrait situer entre le vieux vinaigre et le pipi de chat...) |
jaunes et surtout des verts, rares dans les couleurs naturelles... |
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NOIX DE GALLE |
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La noix de galle est également une source riche en tanin. Elle permet d'obtenir avec du fer de très beaux bleus lavés mais également des violets bruns mats ainsi que des noirs profonds. |
bleu délavé à noir saturé |
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NOYER |
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Les feuilles de noyer donnent surtout des verts qui brunissent avec l'âge. Les couleurs résistent mieux avec des feuilles sèches. Les noix, entourées de brou frais, donnent de très beaux bruns solides mais la meilleure façon est encore de faire fermenter les brous, en automne lorsque la noix tombe, dans de l'eau et de laisser fermenter plusieurs années. Un simple chauffage de ce liquide parfumé donne alors les superbes bruns des tapisseries anciennes. |
vert gris, bruns et noirs |
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OEILLET D'INDE |
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Les fleurs d'œillet d'inde ou de roses d'inde donnent de beaux jaunes foncés et même des oranges ou des roux. l'odeur du bain est enivrante et comble de chance, il est possible de teindre avec les fleurs en voie de fanaison et donc de profiter de leur floraison le plus longtemps possible. |
jaunes, oranges et roux |
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OIGNON |
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La pelure d'oignon constitue sans doute la matière la plus facile à utiliser pour les débutants en teinture et donnent toujours de bons résultats mais il faut plusieurs années d'expérience pour savoir l'utiliser à bon escient et obtenir en fonction de l'époque de séchage, du mordant et de l'espèce d'oignon une gamme riche et variées de coloris. |
jaunes, verts et oranges |
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ORCANETTE |
La racine d'orcanette est utilisée depuis les temps anciens. Il vaut mieux en acheter dans le commerce (chez les vendeurs de pigments spécialisés par exemple). La couleur obtenue dans un bain classique est parfois terne, alors essayez avec un bain ou les racines ont infusé dans l'alcool. On obtient de très beaux pourpres et même des violets saturés. La couleur est fragile mais l'éclat obtenu est irremplaçable et demeure une grande joie pour le teinturier. |
carmin à violet foncé |
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PASTEL |
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Le pastel, s'il fallait retenir une plante tinctoriale qui a marqué l'histoire, demeure l'une des sources de bleu les plus utilisées en Europe depuis le néolithique. Son nom gaulois (le Glastrum) montre l'importance de cette plante sacrée à l'époque de la Tène finale qui possède un fort pouvoir religieux et guerrier. Les Bretons et les Pictes se peignaient le corps avec, ce qui fit dire à César que les femmes de ces peuples ressemblaient à des éthiopiennes. Le pastel fut ensuite cultivé dans plusieurs régions d'Europe, surtout à partir du XIIIe siècle avec le triomphe de la couleur bleue. Il fit la fortune de régions diverses comme Amiens mais surtout Toulouse et Albi. Le principe de teinture est le même qu'avec l'indigo. Le pastel a cependant le désavantage de moins concentrer de matière colorante. Il en faut donc beaucoup pour obtenir un bleu saturé. Aujourd'hui, la culture du pastel est relancé à Lectoure pour produire des colorants, pigments à base de feuilles de pastel. |
BLEUS |
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PERSIL |
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Le persil teint en jaune vif et le jaune obtenu est très solide. On peut obtenir une nuance proche avec le fenugrec. |
jaune |
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POMMIER |
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La plupart des arbres fruitiers donnent une couleur. Les feuilles du pommier donnent ainsi une teinte jaune assez soutenue. L'écorce fournit de très beaux beiges, jaunes qui tirent vers le rose. Le jus de pommes mais encore plus le vinaigre de cidre constituent de très bons mordants ou fixateurs. |
jaune |
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PRUNELLIER |
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Les baies de prunelle fournissent en grande quantité des tons pâles, très pâles de rose timide ou de bleu lavande...Nous vous déconseillons l'essai : la cueillette est fastidieuse pour pas grand chose au bout du compte. |
bleu très pâle, rose chair |
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RAISINS |
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On sait déjà que le vin tache. Il teint également grâce à la présence de colorants dans la peau du raisin. Comme beaucoup d'autres couleurs fournies par les baies et les fruits, les teintes obtenues sont très fragiles et instables. |
pourpre |
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REINE DES PRES |
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La fleur de la reine des prés, en plus d'être très parfumée, donne de superbes jaunes soleil. La plante entière donnent des verts mais c'est surtout la racine qui est intéressante car elle est gorgée de tanins et teint facilement vers des bleus gris dans une marmite de fer. Si vous voulez éviter de teindre avec du fer (le fer a tendance à ronger la laine), faites cuire dans le bain de teinture une grande quantité de feuilles de frêne ou bien des racines d'oseille sauvage car elles sont riches en fer naturellement. |
jaune, bleu noir |
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RONCE |
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la ronce, connu plus sous le nom de mûre, donnent pour la plante entière de jolis gris solides. le fruit, comme ses cousins le sureau ou la myrtille, donne de beaux violets qui virent au bleu ardoise avec un corps alcalin (savon...) |
violet, bleu |
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SAFRAN |
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Le safran, issu du Crocus Sativus est utilisé depuis l'Antiquité pour teindre en jaune.... safran, naturellement ! S'il faut peu de safran pour obtenir un bain, le prix de revient de cette teinture est tout de même assez élevé aussi il vous faut préférer teindre de petites quantités ou alors privilégier l'utilisation de la racine de curcuma. |
jaune.....safran! |
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SANTAL |
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Ce bois, qui sert traditionnellement en parfumerie fait partie de la grande famille des bois rouges connus dès le Moyen Age sous le nom de bois de Brasil car ils donnent à la laine des couleurs rouge vif proches de la couleur de la braise. C'est parce que les Grands explorateurs en trouvèrent en abondance en Amérique du Sud que la Terre de Vera Cruz a été rebaptisée sous le nom de Brésil. |
rouge et roux |
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SCABIEUSE |
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La famille des scabieuses est vaste. Si certaines fleurs teignent vers des violets pourpre, la scabieuse la plus commune (la knautie) donne un joli vert bien que sa fleur soit lilas!!! |
vert tendre |
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SENECON |
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Le séneçon, connu également sous le nom d'herbe à Saint Jacques ou bien encore celui de jacobée, donne des jaunes paille qui virent vers le vert mousse avec du cuivre... |
jaune, vert |
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SERRATULLE |
la serratulle des teinturiers donne également des jaunes...elle fut retenue par les teinturiers car son jaune est assez solide et n'a pas tendance à verdir avec l'âge. |
jaune |
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SORGHO |
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Le sorgho africain est une plante tinctoriale bien souvent négligée. Pourtant les tiges mises à fermenter permettent d'obtenir de beaux rouges sur laine mais aussi sur le coton. |
rouge |
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SOUCI |
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Les fleurs de souci donnent des résultats similaires à ceux obtenus avec les pelures d'oignon. |
jaunes clairs et foncés, orangés |
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SUMAC |
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Les feuilles de Sumac, riches en tanin, donnent des gris beige avec un mordançage classique mais des violets et gris foncés proche du noir avec un nuançage à l'oxyde de fer. |
gris à noir |
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SUREAU |
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Cet arbuste dont on fait des confitures et des beignets est aussi une plante tinctoriale. Les feuilles donnent des verts tendres mais l'odeur du bain est parfois insoutenable (frottez quelques feuilles et vous verrez!!). les baies donnent de très beaux violets qui sont instables et tournent vite au bleu avec le savon. Le sureau convient bien pour la teinture de fibres végétales (coton, lin...). Séchées ou fermentées, les baies du sureau noir donnent des bruns alors que les baies du sureau hyèble donnent des bleu gris et parfois des verts foncés assez jolis. |
bleu ardoise, violet, vert foncé |
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THE |
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Le thé est lui aussi riche tanin. Utilisez de préférence un thé de chine car les feuilles ont fermenté et le bain de teinture prend plus facilement. Le mordançage n'est pas indispensable et le bain au thé peut parfois être utile pour renforcer une couleur délicate. |
rose, beige, caramel clair. |
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VERGE D'OR |
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La verge d'or, que l'on trouve en grande quantité sur des terrains vagues ou sur les talus de chemins de fer fournit des beaux jaunes facilement tirant vers le vert pré ou le vert mousse. |
jaunes |
les femmes en question !
soyez bien attentive au petit bréviaire, vos allez frémir ....moi j'ai bien ri !!!
c'est tout de même hallucinant non ? pas si loin pourtant
Commentaires sur fabriquer son savon noir
merci à Aidan pour ces liens
Bonjour!
Personnellement, j'ai trouvé ces deux liens sur le sujet que je trouve assez intéressant:
Recette "simple" et rapide:
http://www.100100plantes.com/article-le-savon-noir-du-hammam-version-rapide-43637469.html
Recette du Savon Noir Beauté et du Savon Noir Ménager:
http://www.mamzelleemie.com/savoir-faire-le-savon-noir/
Voilà!
blog de cuisine : LemonPawah
un tout nouveau blog de cuisine, super bien pensé, un pas à pas pour cuisinier débutant.
En tout cas ça donne vraiment envie de goûter
Longue vie à ce nouveau blog : ici
faire ses fromages
lorsque l'on débute comme moi dans une nouvelle lubie, il y a des ratages, des questionnements, des soupirs, des pertes et j'en passe.
Je rate pas mal de spécimens parce que je pense ne pas être au top.
La première erreur selon ce que je lis, c'est d'utiliser du lait UHT.
J'ai pas tout pigé mais c'est une question de développement de bactéries qui se font mal avec ce lait qui a été 'lavé" de toutes ces bacteries pour être conservé longtemps.
L'utilisation de la présure semble être primordial pour réaliser un fromage affiné.
Je cherche les diverses expériences des autres.
Je vais essayer de référencer tout ça ici
un site très interessant avec questions-réponses, ventes, explication. Ici
Ca s'appelle fromage maison, allez voir c'est super bien fait.
il faut du lait frais et on ajoute la présure (= enzyme provenant de l'estomac des veaux) pour faire cailler les protéines (comme le blanc de l'oeuf qui cuit). Les protéines (=caséine) coagulent.
Le liquide qui reste est le petit lait qui contient encore quelques éléments nutritifs (pas les protéines) que l'on donne aux cochons.
On peut le boire si on aime.
Je ne savais pas qu'on pouvait ajouter d'autre substance pour faire cailler le lait.
Je pense aussi qu'il ne faut pas utiliser le lait stérilisé industriel car il ne contient plus aucune bactérie. Il vaut mieux utiliser du lait frais : ici
Tu peux te lancer sans crainte dans la transformation du lait : à partir du moment où ton lait est plein de bactéries lactiques (celles que tu ajoutes pour faire cailler), elles occupent le terrain et les bactéries pathogènes (par exemple les listeria) n'ont plus la place de se développer. Au pire, si ça tourne mal, ton fromage sera mauvais. Si tu crains vraiment, consomme-le frais, tu ne risques rien, sauf déficit immunitaire avéré bien sûr.
Et on peut faire des fromages avec du lait en brique (qui ne contient plus de bactéries) mais il faut rajouter beaucoup de ferment (remettre beaucoup de bactéries) et il ne sera jamais très bon (ce sont les bactéries d'origine qui donnent du goût et, en fonction des régions, les goûts typiques des différents fromages) : ici
'ai acheté du lait cru à un fermier de mon village, une bouteille de 1,25l et une autre de 1,50l.
Cette semaine j'ai acheté de la présure, 10ml pour 6,50€, je ne sais pas si je me suis fais avoir par le pharmacien...
J'ai donc mis 4/5 gouttes de présure dans 1,5l de lait, qui était à 30°, il venait d'être trait donc je n'ai pas eu besoin de le réchauffer à 30°.
Ensuite j'ai attendu en gros 12h, le lait avait donc caillé, j'ai fais des tranches dans un sens puis dans l'autre afin de faire des cubes, j'ai réchauffé le tout à 39° puis laissé refroidir.
Ensuite j'ai mis ça dans un linge un peu de type mousseline pour égoutter et le presser légèrement pour aider à faire sortir le petit lait, puis j'ai versé dans mes moules (de simples boites en plastique de crème percé pour laisser sortir le petit lait) j'ai reposé sur le dessus un peu de mousseline puis j'ai posé un poids de 1Kg. Au bout de 6h en gros j'ai démoulé puis salé mon fromage avec du sel fin puis posé sur une planche en chêne dans le garde manger au frais dans un bâtiment.
J'ai pris un peu de voile blanc d'un camembert au lait cru en rappant un peu de croute pour semer sur mon fromage frais, en espérant que la bactérie se développe.
D'après ce que j'ai pus lire, le voile de moisissure blanche va prendre quelques jours à se former, la semaine prochaine il fait retourner le fromage... je vous mettrais des photos dès que j'aurais un appareil sous la mains... mes parents sont partis avec en vacances...ici
un très bon site, où tout est expliqué : c'est fait maison
La production du fromage.
Pour la plupart des fromages produits à travers le monde, on utilise le lait de vache. Cependant, du lait provenant d'autres espèces animales peut être utilisé, plus particulièrement le lait de chèvre et de brebis. La qualité du lait utilisé pour la production (semi-)industrielle du fromage est rigoureusement contrôlée en Europe. La majorité des fromages sont fabriqués à partir de lait UHT pasteurisé (aussi bien entier que demi-écrémé ou écrémé). Si du lait non pasteurisé est utilisé, le fromage doit mûrir au moins 60 jours à une température de 4°C ou moins pour garantir une sécurité envers les agents pathogènes. Les consignes de pasteurisation du lait utilisé pour la fabrication de fromages spécifiques sont différemment régulés dans chaque pays.
La fabrication du fromage comprend un certain nombre d'étapes principales qui sont communes à la plupart des types de fromages.
Le lait pour le fromage est prétraité, parfois même pré affiné après addition d'une culture de bactéries appropriée au type de fromage, et mélangé avec de la présure.
L'activité enzymatique de la présure fait coaguler le lait en un gel solide connu sous le nom de coagulum. Celui-ci est découpé avec des couteaux spéciaux en de petits cubes de la taille voulue – en premier lieu pour faciliter l'expulsion du petit lait. au cours de la fin de la fabrication du caillé, les bactéries croissent et forment de l'acide lactique, et les grumeaux de caillé sont sujets à un traitement mécanique de mélange, alors qu'en même temps le caillé est chauffé selon un programme de chauffe prédéfini. Les effets combinés des 3 différents traitements – croissance des bactéries, traitement mécanique avec mélangeurs et chaleur – résultent en une synérèse, c'est à dire la séparation du petit lait du caillé. Le caillé fini est placé dans des moules à fromages métalliques, de bois ou plastique, lesquels déterminent la forme du fromage fini.
Le fromage est pressé, par son propre poids ou plus communément par pression sur les moules. Le traitement pendant la fabrication du caillé et la pression déterminent les caractéristiques sensorielles du fromage. La saveur finale du fromage se détermine pendant l'affinage de celui-ci.
Les différentes étapes de la fabrication du fromage sont décrites ci-dessous.
Pasteurisation
Avant que le fabrication du fromage ne commence, le lait subit normalement un pré traitement dont le but est de créer les conditions optimales pour la production.
Le lait destiné aux types de fromages qui demandent plus d'un mois d'affinage ne doit pas nécessairement être pasteurisé mais il l'est généralement.
Le lait destiné aux fromages qui ne demandent pas d'affinage (fromages frais) doit être pasteurisé. Cela engendre donc une pasteurisation du lait pour les fromages qui demandent moins d'un mois d'affinage dans la plupart des pays.
Le lait destiné au vrai Emmenthal, Parmesan et Grana, quelques fromages extra vieux, ne doit pas être chauffé à plus de 40°C, pour éviter d'en affecter le goût, la saveur, l'arôme et l'expulsion du petit lait. Le lait destiné à ces types de fromages provient de fermes laitières sélectionnées avec une inspection vétérinaire fréquente du troupeau.
Bien que le fromage fabriqué avec du lait non pasteurisé soit considéré comme ayant meilleurs goût et arôme, la plupart des producteurs (sauf les fabricants de fromages à pâtes très dures) pasteurisent le lait car sa qualité est rarement si sûre qu'ils puissent prendre le risque de ne pas le pasteuriser.
La pasteurisation doit être suffisante pour tuer les bactéries capable d'affecter la qualité du fromage, par exemple les coliformes , lesquels peuvent causer un « gonflement » précoce et un goût désagréable. Une pasteurisation normale se fait à 72-73°C pendant environ 15–20 secondes.
Cependant, les microorganismes formant des spores lors de la phase de sporulation survivent à la pasteurisation et peuvent causer de sérieux problèmes durant l'affinage. Un exemple est clostridium tyrobutyricum , lequel forme de l'acide butyrique et de larges volumes de gaz d'hydrogène en fermentant l'acide lactique. Ce gaz détruit complètement la texture du fromage (gonflement). Mentionnons aussi que l'acide butyrique n'a pas de saveur.
Un traitement intense à la chaleur pourrait réduire ce risque particulier, mais pourrait également altérer sérieusement les propriétés générales du lait pour la fabrication du fromage. D'autres moyens sont utilisés pour détruire les bactéries thermophiles.
Traditionnellement, certains produits chimiques ont été ajoutés au lait pour prévenir le gonflement et le développement de goûts désagréables causés par les bactéries thermophiles formant des spores (principalement Clostridium tyrobutyricum ). Le produit chimique le plus communément utilisé est le nitrate de sodium (NaNO3), mais pour la production d'Emmenthal, le peroxyde d'hydrogène ou eau oxygénée (H2O2) est également utilisé. Cependant, comme l'utilisation de produits chimiques a été largement critiquée, des moyens mécaniques pour réduire le nombre de microorganismes indésirables ont été adoptés, particulièrement dans les pays où l'utilisation d'inhibiteurs chimiques a été bannie.
ce n'est qu'une partie d'un article super interessant ....je vous laisse lire la suite
FROMAGE
La réalisation d’un fromage nécessite de disposer de lait et d’un local technique approprié.
L’origine du lait repose sur le cheptel laitier qui va produire ce nectar blanc, mais toute
l’importance de sa transformation en fromage repose sur le rapport qui va se jouer entre les
3 acteurs en présence : le lait, le fromager, et son local.
Au fur et à mesure des besoins de notre consommation et des évolutions technologiques sont
apparues plusieurs méthodes de traitement du lait :
- lait cru,
- pasteurisé,
- stérilisé,
- UHT
- ou maintenant micro-filtré.
Le lait
lire la suite très interessante ici :
Sources :
http://www.fromages-xavier.com/Fermier-artisanal-ou-laitier
http://perso.orange.fr/abccuisine/septembre/emmental.html
http://www.stradavinisaporifc.it/francese/squacquerone.asp
Pour faire du fromage de chèvre il y a plusieurs solutions. Il faut une pré-acidification du lait environ 3 heures après ajout des ferments. Pour avoir une belle croûte, prenez du fromage de chèvre (pâte molle) dans un magasin puis gratter la croûte. Ainsi, en mélangant cette croûte à de l'eau, vous obtiendrez des ferments d'affinage. La quantité de ferments est de 0,75 g pour 10 litres de lait. Ensuite après 3 heures environ à une température de 21°C, ajoutez la présure à raison de 1,2 ml pour 10 litres de lait. Puis laissez le lait durant environ 20 heures et toujours à 21°C environ. Petite astuce : pour faire des moules à bûche, prennez des tuyaux de faible diamètre (5 cm) en PVC puis percez des trous de diamètre d'environ 2-3 mm. Une fois le caillé moulé dans ces petits moules, effectuez des retournements 2-3 fois avec un écart de 2 heures. pui laissez égoutter pendant 10 heures. Laissez votre fromage dans un endroit humide de préférence et dans un espace clos. ici
je m'arrête ici mais il n'est pas impossible que je cherche encore !
hommage à un ami
DEVANT MA TOMBE
Devant ma tombe ne pleure pas
Je n'y suis pas, je ne dors pas
Dans le ciel je suis mille vents qui soufflent
Je suis l'éclat du diamant sur la neige
Je suis la lumière qui éclaire les champs
Je suis la pluie d'automne tombant doucement
Devant ma tombe ne pleure pas
Je ne suis pas mort, je n'y suis pas
Je suis les rivières qui courent, libres
Je suis les étoiles de l'infini, je brille
Je suis les rêves qui n'ont pas de fin
Je suis le soleil qui caresse tes matins.
En hiver je suis la neige qui tombe à ta fenêtre
Au printemps je suis les fleurs dans ton jardin
En été je suis je suis les feuilles où tu t'endors
Je ne suis ni vérités ni torts.
Je suis la rose que tu tiens sur ton coeur
Douce et amère comme tes larmes intérieures
Je suis l'ange qui a toujours veillé sur toi,
Devant ma tombe ne pleure pas
Je ne suis pas mort, je n'y suis pas
Mortuary
fromage maison
franchement, il fallait que j'essaye.
Il se réalise à partir de faisselle bien égouttée.
Puis ensuite il faut l'affiner au frais en le tournant chaque jour et en le salant.
Si vous voulez qu'il soit dur il faut le laisser le plus longtemps possible (si vous craquez avant... pas grave).
C'est mon premier, bientôt la suite

























































